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Le père Dubasque part pour la capitale
"Il a le titre de monseigneur. Certains le nomment monsieur l'abbé mais il préfère qu'on « l'appelle par ce qui sort du cœur. » Bernard Dubasque ne manque ni d'humour, ni de générosité et le curé de la paroisse Saint-Nicolas (Capbreton-Labenne) réserve bien des surprises ! Après une bonne demi-heure d'interview, la nouvelle tombe sans présages : « Je m'en vais ». Officiellement depuis vendredi 1er avril (et ce n'est pas un poisson), il est nommé secrétaire général adjoint à l'assemblée plénière des évêques de France, secrétaire notamment de la commission doctrinale et du Conseil pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme. Direction Paris à partir du mois d'août.
Cinq ans après avoir pris le poste de curé à la paroisse Saint-Nicolas, il vient donc de refaire sa valise pour de nouvelles aventures, toujours dans la continuité d'une vie vouée à l'église. Le portrait tombe finalement à point nommé. Né à Mont-de-Marsan le 28 septembre 1946, Bernard Dubasque n'a de basque que le nom puisque c'est un Landais pur souche. Ordonné prêtre le 2 juin 1974, à la cathédrale d'Aire-sur-Adour, il occupe diverses fonctions dont celle d'aumônier des lycées et collèges publics de Dax, puis de directeur du grand séminaire de Bayonne. Surtout, à 26 ans, l'évêque le désigne responsable diocésain de l'œcuménisme. « Forcément, j'ai été repéré, tous les autres avaient en moyenne une quarantaine d'années. »
Un passage au VaticanEn 1990, une lettre arrive, il partira à Rome, au Vatican, travailler au sein du conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, catholiques, anglicans et protestants. « Je suis responsable du secteur Moyen-Orient, soit de l'Arménie à l'Éthiopie, de l'Égypte à l'Inde du Sud. Pendant six ans, jusqu'en 96, je voyage partout. On dit que le Vatican est l'un des plus grands réseaux du monde, je le confirme. » Il est informé d'événements à Addis-Abeba avant même les personnalités locales. « Je retiens la personnalité incroyable de Jean-Paul II, un homme d'une grande intelligence, et l'universalité de l'Église, à chaque rassemblement, il y avait des hommes habillés en noir, en blanc, d'autres en rouge selon leur confession. »
Au terme de son contrat, en 1996, il décide de rentrer en France malgré les conseils de certains de rester au Vatican. « Ils me disaient que je passais à côté de ma carrière. » Peu lui importe, il s'attache au travail paroissial, devient le curé de la paroisse Notre-Dame-des-Trois-Rivières, à Mont-de-Marsan, puis de la paroisse Saint-Paul-Saint-Vincent de Dax, et enfin de Saint-Nicolas, tout en assumant, en parallèle, le rôle de vicaire général jusqu'en 2010.
Finalement, ses motivations n'ont pas changé depuis ses débuts d'homme d'église. « J'ai toujours été heureux, partout où j'allais. » On le voit beaucoup tourné vers les hommes, moins vers le ciel mais il l'explique aisément : « Jésus nous dit : aimer Dieu, c'est aimer les autres et s'aimer soi-même. Aimez-vous les uns les autres comme je vous aime. Le chrétien est celui qui signe de la tendresse de Dieu. » A priori, un nouveau curé devrait arriver à la paroisse Saint-Nicolas. "