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Dans le journal Sud Ouest d'aujourd'hui vendredi 21 mars 2014:
Par Fabien RABATEL
«Je l'affirme, nous étions là pour voter et non pour débattre. Dans le cadre de ces élections, j'ai demandé un débat avec le maire sortant et candidat, Patrick Laclédère, sans suite. » Ces propos, Nathalie Castets, élue d'opposition et candidate en tête de la liste Vivons Capbreton, les confirme après une soirée chahutée lors du dernier Conseil municipal de cette mandature. C'était dans la soirée de vendredi dernier, à l'hôtel de ville.
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L'élue est arrivée au moment où le conseil abordait la question des prix de cession des terrains du futur lotissement des Deux pins. « J'étais en retard car nous avions une réunion publique auparavant. M. le maire et Éric Kerrouche m'ont envoyé des “piques”, j'ai expliqué que je n'étais pas là pour débattre et je suis partie. » Un départ accompagné d'une partie de ses colistiers, provoquant, forcément, de vives réactions au sein du conseil. Des divergences au niveau du futur Ehpad de la cité auraient été, notamment, à l'origine de cette querelle. Un sujet qui n'apparaissait pas à l'ordre du jour.
« Nous avions volontairement décalé le Conseil municipal à 20 h 30 (la réunion publique était à 18 h 30, NDLR). Je regrette vivement cet événement, surtout pour la dernière séance », a déclaré Patrick Laclédère, maire sortant et candidat à sa propre succession (liste Capbreton ensemble). « Là, c'est le maire qui s'exprime et non le candidat. Nathalie Castets s'en est prise violemment à sa tête de liste en 2008, Stéphanie Dubarry, avec des mots et des insinuations que je condamne fermement. Si les conseillers de tous bords n'ont pas le droit de débattre au sein du conseil, je me demande où pouvons-nous le faire ? »
Dispersion à droite
Petit rappel, Nathalie Castets faisait partie de la liste Changeons de Cap, menée par Stéphanie Dubarry, en 2008. Quatre colistiers sont passés, à savoir Stéphanie Dubarry, Jean-François Costabadie, Fritz Köhler et Corinne Dehez.
Nathalie Castets a été élue quelques années plus tard, suite à la démission de Corinne Dehez, mais, visiblement, le courant n'est pas passé entre l'ancienne tête de liste et la nouvelle conseillère d'opposition. Stéphanie Dubarry : « Je pense que le dossier du lotissement des Deux pins est bien ficelé et sérieux. Je me suis permis de le dire. Ce qui s'est passé est vraiment navrant. Je prends ma part de responsabilité puisque nous l'avons porté jusque-là. Maintenant, je pense qu'elle n'a pas sa place dans cette campagne et je n'ai donné aucune consigne de vote particulière. » L'élue d'opposition donne en détail sa version des faits sur son blog (1). Dans le même temps, Nathalie Castets ne comprend pas que son ancienne tête de liste cautionne les projets de la municipalité : « Il faut être clair avec les gens, j'aimerais qu'elle se positionne. Nous faisons tous les jours du porte-à-porte et les Capbretonnais veulent savoir. En me salissant, elle salit mes 28 colistiers et c'est inacceptable. »
L'histoire ne s'arrête pas là. La division du groupe minoritaire n'était pas une nouveauté, en somme. Fritz Köhler, désolidarisé très rapidement du groupe après les élections, en 2008, s'était retrouvé seul avant de se rapprocher de Nathalie Castets. Là encore, les désaccords ont été nombreux, à tel point que l'élu a décidé de ne pas repartir en campagne. « J'ai refusé de la suivre, elle souhaitait faire campagne avec le Front national. Elle est trop motivée politiquement, “boostée” par l'UMP. Je ne peux pas travailler comme ça, je m'oppose à une quelconque collaboration avec un parti extrémiste. » Accusation que réfute vivement Nathalie Castets : « Je n'ai jamais été approchée de près ou de loin par un quelconque membre du Front national, je n'en connais aucun d'ailleurs. J'ai mes convictions depuis des années et je trouve que la ficelle est un peu grosse. »
Toujours est-il qu'après six années en tant qu'élu, Fritz Köhler se dit dégoûté et n'a pas « l'envie » de repartir. « Je n'ai jamais voulu me retrouver seul, j'ai l'habitude de travailler en équipe, mais pour cela, il faut se faire confiance. »
Ces six années de luttes fratricides auront des répercussions sur les résultats des élections. Jusqu'au bout, les mésententes n'auront eu comme finalité que d'affaiblir le pouvoir et l'influence de ces conseillers d'opposition. La droite a quelque peu volé en éclats à Capbreton, se reconstruira-t-elle ? Réponse dimanche.
Fabien Rabatel
(1) http://changeonsdecap.over-blog.fr
...Et lire entre les lignes, aussi.